Aujourd'hui, tout change. J'ai une oasis, tarissable, qui n'épanche que ridiculement ma soif, mais qui imite à merveilles le bien que je pourrais ressentir, le "Bonheur", en la buvant d'un trait, entière et tièdement douce.
Les corbeaux n'ont plus de raison me tourner autour: le soleil m'a seulement coloré l'esprit. Il m'a affaibli, certes, mais j'ai retrouvé la force de manger mes prédateurs, ces ombres noires, de vivre malgré l'Etoile; de surmonter le manque d'humidité, l'échos redondant de ma solitude, parmi les dunes de ce paysage interne.
Après avoir fait quelques pas dans ce sable limpide, j'ai gravé ces mots sur une pierre:
"Toi, mon Guide, qui a créé et l'oasis et l'envie de me relever, retournes-toi, reviens sur tes pas, et faisons en sorte que plus jamais entre ces dunes l'échos de la Solitude ne retentisse."
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