vendredi 24 février 2012

Les vingt ans d'un passé.

C'est un anniversaire à fêter, une fête à laquelle tout le monde doit participer. Bientôt, nous fêterons les vingts ans du passé, vingt longues années de découverte, de restructuration, de statique.


Un moment que j'ai pas rédigé. Pas que j'aime pas, pas que ça m'ennuie de recommencer chaque fois quelque chose que j'ai le sentiment de maîtriser et que, finalement, je découvre infaisable; simplement une petite crainte de poser les pieds, les deux, dans un plat, un plat fragile et instable, prêt à éclater.


Tout tourne. J'ai la tête qui tourne, mon corps suit le mouvement, et je regarde l'heure tourner, le monde la suit, la Lune suit le monde, et c'est incessant. Tout tourne, mais rien ne change, il y a vingt ans que je me meut, vingt ans que mes cheveux poussent dans le tourbillon, que ma personnalité vrille, que mes émotions me délient, et rien.


Le rien, c'est une conclusion facile, en faits. On pense à quelque chose, on se refuse de l'exprimer, de l'accepter, et on dit "rien", comme si c'était là la conclusion attendue d'une réflexion mûrie, réfléchie. Le rien est le but de nos relations, de nos gestes, de la totalité de nos actes, et donc de nos vies. Plus que de ne servir à rien, nous vivons pour rien, êtres infimes et arriérés dans une vie sans plus de sens que nous nous parfaisons de créer.


Oui, je le crois, l'humain a une qualité: il est auto-démurge. Plus qu'autodidacte, il est simplement le créateur de sa vie, de ses pensées. L'humain est source de livres, créateur de livres, et je peux remplacer "livre" par n'importe quoi. L'homme, cet être abject, est donc créateur et source de cacahuètes.




Regarde, j'écris sans savoir pourquoi, sans queue ni tête, simplement je voudrais que tu me lises. J'espère rien de toi, si ce n'est de l'attention, cinq minutes, et vois comme le monde est triste sans toi. Regarde-le, admire-le, et fais abstraction de mon être. Ne le fais pas pour moi, mais en te disant qu'à un moment, j'étais dans ce monde, nous le partagions, et, dans nos rêveries, nous le dominions.


Je m'acharne en quelques mots à te montrer que le monde est beau,
Qu'il est vacarme, et faux, quand tes yeux s’inondent tout là-haut;
 Ce que je dis, je le dis haut, je le dis fort,
Toi et moi, nous étions là, nous étions beaux, nous serons morts.


K.

lundi 13 juin 2011

Savoir ensablé.

« A mon avis, les tragédies ça fait partie intégrante de la vie: on n'a pas à baisser les bras parce qu'on est malheureux. Je me suis rendu compte de quelque chose: quand on vous brise le cœur, il faut se battre de toutes ses forces et s'accrocher à la vie, parce qu'elle continue quoiqu'il arrive et cette douleur qui vous déchire fait partie de la vie aussi. »



Je suis de ceux qui sont optimistes. J'aime croire que la vie est faite de bonheurs discrets, de licornes et de sourire, de gens gentils et de couleurs pastels. J'aime me dire, le matin, que la journée sera belle parce que je le décide, qu'il n'y aura que de belles choses parce que c'est comme ça: j'aime prendre ma vie en mains. Seulement, il se passe souvent quelque chose, dans ma vie ou dans celle de n'importe qui, qui nous fait nous dire que le bonheur n'est qu'image, qu'il finit toujours par disparaître puisqu'il s'accompagne toujours de mauvaises actions, de mauvaises pensées.. Mais c'est faux, on est maîtres de nos pensées, à défaut de pouvoir contrôler nos destins, et il ne tient qu'à nous de penser positivement, d'attirer la chance cinq minutes.

Je suis de ceux qui croient. J'ai une foi inconditionnelle envers mes anges, un respect profond pour l'Amour. J'y crois, oui, mais pourtant bien des fois je me sens « abandonné » par ces idéaux, abandonné par ce qui rend mon existence viable. Je suis de ceux qui ne croient qu'à l'amour, sans jamais le pratiquer. Jamais amoureux, jamais de sentiments trop forts, toujours dans le contrôle. Je suis un des rares qui pourtant s'accroche, parce que j'ai envie et besoin de m'accrocher, à ces gens uniques qui croisent ma route. Je suis incapable de les laisser m'aimer, de les aimer moi-même, mais pourtant que veux que nous soyons lié. Je suis de ceux qui vivent la vie-paradoxe.

Je suis un mec comme tant d'autres, on ne peut m'accorder qu'une réflexion peut-être plus poussée que chez d'autres, mais c'est tout. Je suis formé de fuites, de craintes, de peurs, de sourires, de larmes, de joies et de troubles, formé et forgé dans l'amour des gens, dans le paradoxe que personne ne voit, que personne n'entend.

Mon paradoxe est un ninja.


Je pourrais vous demander qui vous êtes, vous qui lisez, si tant est que quelqu'un lit ça. Qui êtes-vous, si ce n'est des victimes ? Le temps est venu de prendre l'initiative, de savoir exactement de quoi se compose votre bonheur, à défaut de pouvoir maîtriser votre destin.
Pour ma part, mon bonheur se trouve dans le fait de toucher les gens. J'ai envie qu'un des mes dessins, qu'un de mes travaux touche quelqu'un.







Le tout est de se connaître soi-même.

mardi 7 juin 2011

Le temps coule. Rattrapons-le.

A ceci prêt que c'est un bruit énervant, insupportable pour quiconque y est confronté sept matins d'affilés, toutes les semaines d'une vie trop courte et profondément malheureuse dans une campagne pseudo-urbaine sans goût pour la culture, pour les arts ou pour les autres ..




A ceci prêt que c'est un bruit agaçant, inoubliable pour n'importe quel ahuri au regard hagard qui l'entends pour la première fois chaque matin de chaque mois de sa vie illuminée et enjolivée par une mémoire ponctuelle qui refuse en tout est pour tout 75% des informations qu'elle reçoit ..




A ceci prêt que c'est un bruit désopilant, confortable pour je ne sais quelle personne un tant soit peu enfantine par nature, qui l'entendrait une fois mais qui l'enregistrerait, dans une parcelle de son coeur certainement rempli de ces souvenirs brefs et intenses vécus depuis on ne sait combien de temps ..




A ceci prêt que c'est un bruit attrayant, reproductible par un enfant alpha qui l'entendrait et le reproduirait, conscient de l'agacement qu'il produit sur le système nerveux de ses parents trop occupés à ne pas s'occuper de lui, conscient qu'il tien alors l'élément qui le rendra visible aux yeux de ces gens qu'il sera forcé d'aimer ..




A ceci prêt qu'il n'y a pas assez de mots pour le décrire, pas assez de gens pour lui donner toutes les dimensions qu'il mérite, pas assez d'une vie pour le haïr ou l''adorer, en profiter à sa juste valeur, pas assez d'organes pour le ressentir, pour lui donner vie et importance ..





.. le caquètement de la poule est une chose banale.










Attendre la fin de l'histoire pour en être déçu,
Attendre le commencement pour tout arrêter,
Attendre une énième répétition pour recommencer,
Maintenant, il faut prendre sa vie en main et ne plus rien attendre.

jeudi 19 mai 2011

Rose des Sables enfin éclot.

Parfois, il suffit d'un film.
Il suffit d'un film pour te faire comprendre, il suffit d'un film où tu te vois, où tout est clair, agencé comme il faut, où l'intrigue est intelligemment tournée, où le cadre est exactement comme ton univers mental pour comprendre.

Ce soir, je n'ai pas envie. Pas envie de dormir, pas envie d'écrire dans mon journal, pas envie de porter mes lunettes, pas envie d'être ailleurs, pas envie d'être quelqu'un d'autre.


Je suis de ceux que le bonheur touche.
Je m'en rends compte, doucement. Je suis certainement heureux, ou, si je ne le suis pas, je m'imagine que je m'en rapproche.
Je pensais être fâché avec le Bonheur, je pensais que quand tout allait bien, il allait forcément, irrémédiablement, m'arriver quelque chose de.......dramatique. Mais non, je me rends compte, seul, dans ma chambre, à 1h du matin, que non, que je suis bien.

Mes parents ne sont pas des exemples à suivre, mais ils sont là. J'aurais pu ne pas en avoir, comme beaucoup d'ailleurs j'ai eu cette sensation, mais je suis à présent conscient qu'ils sont une des épreuves que je dois affronter, et je leur pardonne leurs erreurs; ou plutôt, je leur demande pardon d'avoir sans cesse rejeté la faute de mon malheur de psychorigide sur eux.


Les humains m'ont toujours effrayé. Je suis comme ça, effrayé de ce que je connais, effrayé de ceux que je devine, effrayé de tout, de rien et de bien plus encore.
Pourtant, je comprends maintenant que je suis juste humain, je suis pas au-dessus, je suis juste différent. Je suis pas l'enfant linché, l'enfant abandonné, l'enfant seul contre tous, non, bien sûr que non. Je suis juste ma propre anomalie, le seul écrou qui fait volte-face, qui fait défaut dans la machine de ma vie.

Les introspections m'ont toujours tué. Chaque fois, c'était par rapport à quelqu'un, à quelqu'un que je croyais aimer, et je me remettais en question, ne sachant pas véritablement où était le problème. Maintenant, je sais. J'ai jamais vraiment aimé, encore maintenant, je m'illusionne à croire que, avec un début de sentiments, je peux me considérer amoureux, alors que non.


En 19ans, j'ai au moins appris ça de moi: je ne suis pas ce garçon insipide que je croyais être. Je suis moi, avec mes qualités, mes défauts, ma gueule et mon corps, ma mentalité et ma vision de la vie. En 19ans, j'ai appris à m'oublier, et, me faisant un mal pour un bien, je me suis abandonné pour mieux me retrouver.
Maintenant, je suis à mes côté, je suis "en phase". Et je n'ai qu'une envie, une seule: me garder.


Cupidon m'en voudra pour ces mots que je vais lâcher, mais il devra tout lire pour me comprendre.
Je me fou d'être amoureux. Je sais quand les gens le sont, je sais qui va avec qui, je sais rendre les gens heureux grâce à ça si vraiment ils en ont besoin; mais pour moi, pour le moment, je m'en fiche. Je n'ai pas à l'être, pas encore, je ne suis pas prêt à jouir de ce bonheur, bien que pourtant, je le connais mieux encore que ceux qui en profitent.
Ma quête de l'amour s'arrête quand je commence à m'aimer. Je suis surpris que personne n'ai pensé à énoncer cette vérité, qu'aucun auteur ou philosophe ne l'ai sortie avant moi.


Enfin, je suis heureux de pardonner, de diffuser généreusement, parce que je pense que la générosité est ce que je fais de mieux, de diffuser généreusement les effluves de Cupidon, sans plus ressentir le besoin ni l'envie d'en profiter, puisque je le sais, je suis bien tel que je suis.

Je suis fier de moi.

samedi 30 avril 2011

Perle Rosée

Mon désert interne souffre de n'avoir jamais pu épancher ma soif d'amour dans ses mirages d'oasis que je me suis créé.


Aujourd'hui, tout change. J'ai une oasis, tarissable, qui n'épanche que ridiculement ma soif, mais qui imite à merveilles le bien que je pourrais ressentir, le "Bonheur", en la buvant d'un trait, entière et tièdement douce.


Les corbeaux n'ont plus de raison me tourner autour: le soleil m'a seulement coloré l'esprit. Il m'a affaibli, certes, mais j'ai retrouvé la force de manger mes prédateurs, ces ombres noires, de vivre malgré l'Etoile; de surmonter le manque d'humidité, l'échos redondant de ma solitude, parmi les dunes de ce paysage interne.


Après avoir fait quelques pas dans ce sable limpide, j'ai gravé ces mots sur une pierre:

"Toi, mon Guide, qui a créé et l'oasis et l'envie de me relever, retournes-toi, reviens sur tes pas, et faisons en sorte que plus jamais entre ces dunes l'échos de la Solitude ne retentisse."

samedi 23 avril 2011

Temps-pie.

Les jours de pluie, les esprits refroidissent. Douces vulgarités au Soleil, sous l'emprise de l'eau, nos libidos n'ont plus de raison de se déchaîner. Le temps, dans le domaine météorologique, pas le temporel, nous influence de façon à ce que nous soyons de toute façon en osmose les uns avec les autres.



Le temps ruine chaque moment de notre vie. On ne sait être heureux que quand il fait beau, que « les oiseaux chantent », que la vie semble sourire par l'étrangeté cosmique. En revanche, l'orage, symbole ultime de la toute puissance de notre colère, est effrayant et nous pousse, en un éclair, à haïr le temps.



Le temps ruine chacun de nos sentiments. Par sa longueur, il créé un tapis de poussière, soufflé par les vents émotionnels qui nous viennent du cœur, détruits par les torrents de larmes que nos sentiments houleux viennent recouvrir. Ce n'est pas étonnant que les humains aient le cœur sec: vivre dans le souvenir d'un moment heureux, comme pour s'enfermer dans une temporalité en pause, heureuse et infinie, c'est presque ça le bonheur. D'autres préfèrent avoir le cœur inondé, la facilité étant pour ceux-là de se morfondre, de ruminer sans cesse ces perles de sel, les avaler, les faire rouler, imprimer leurs traces comme jamais sur ces joues que l'on aime marquer. Les claques, de la vie ou des autres, nous aident à rajeunir nos peaux trop souvent touchées par le temps.



Le temps est incompréhensible, imperceptible, impalpable, et pourtant dominé par l'homme. La facilité qu'ils ont, les Hommes, à s'en servir à leur fin autodestructrices, psychologiquement parlant, est juste incroyable.




Le temps est un ennemi, pour certains. Moi, j'ai le temps, je ne suis pressé de rien.

Il y a peu, le temps était neutre. Je me suis énervé, et il a plu, j'ai aimé et il a fait beau.

Il y a peu, j'ai pris un an de plus en un jour, ce fut rapide.

Maintenant, j'attends qu'il me voit, et c'est long.

jeudi 21 avril 2011

Le nouveau départ.

On utilise tous un masque. Un masque heureux, un masque triste, un masque extraverti.. Une flopée de masques dissimulant notre vérité intérieure, comme si l'on pouvait se permettre de voler aux gens leur libre arbitre, comme si on se pensait suffisamment fort pour ne pas être devinés, démasqués.
On a tous un masque, comme dans ces tragédies de la Grèce antique où les hommes, jouant des rôles de femmes, simulent une vie nouvelle, simulent une personnalité nouvelle, refont tous les un comme les autres une histoire vue et revue, répétée à l'extrême: l'hypocrisie.

Dans notre société, notre société actuelle du moins -quoique ça existe depuis la nuit des temps-, dans notre société, nous sommes tous hypocrites. Il est marrant que, dans nos vies, nous nous donnions en spectacle, dans une théâtralité constante, sempiternelle.
Nous sommes tous l'acteur de notre vie. C'est vrai, toute personne normalement constituée, est, de nos jours, dans sa propre représentation. On fait le paon. Seuls sur scène, nous sommes la seule vedette, offrant à un public réparti un spectacle ridiculement risible. "Public réparti", oui, car il existe quatre places différentes où installer les gens qui assistent à ce que nous offrons chaque jour: la fausse, où sont les gens que l'on aime peu, très peu ou pas du tout; les loges, où sont les gens qui nous poussent en avant, qui nous insufflent la force et le courage d'avancer; le balcon, où se situent ceux qui nous savent, nous connaissent mieux que nous-même, ceux envers qui nous possédons une confiance absolue; et enfin, la scène, que nous acceptons de partager avec LA bonne personne.

Je suis un piètre comédien. Je n'ai aucune facilité dans les masques, mais je sais les voir en un coup d'oeil. C'est certainement cette fausseté, ce sentiment de tromperie qui a fait de moi un comédien au public faussé -et trompé, et se situant uniquement dans la fausse-.
Je n'ai jamais réussi à amener quelqu'un dans ma loge, dans mes balcons, ou encore sur ma scène. Jusqu'à il y a peu de temps. J'ai découvert que les gens, une fois percés, sont parfois généreux, magiques et plein de vie; j'ai découvert que ce places ont été occupées longtemps -presque toutes, puisque la scène m'a toujours été exclusive- et que j'étais le seul à pouvoir m'en rendre compte.

Maintenant, j'ai grandi, et j'offre enfin et ma confiance, et la place libre à mes côté, mon coeur en somme. Comme des centaines de gens, j'ai décidé d'être heureux, d'avoir mon bonheur au bout des lèvres, au fond du coeur.

Ma vie peut changer en un battement de coeur. Ma vie est une pulsation, le pouls qui m'entraîne accélère, je pense être en train de devenir celui que je veux: j'existe enfin.