jeudi 21 avril 2011

Le nouveau départ.

On utilise tous un masque. Un masque heureux, un masque triste, un masque extraverti.. Une flopée de masques dissimulant notre vérité intérieure, comme si l'on pouvait se permettre de voler aux gens leur libre arbitre, comme si on se pensait suffisamment fort pour ne pas être devinés, démasqués.
On a tous un masque, comme dans ces tragédies de la Grèce antique où les hommes, jouant des rôles de femmes, simulent une vie nouvelle, simulent une personnalité nouvelle, refont tous les un comme les autres une histoire vue et revue, répétée à l'extrême: l'hypocrisie.

Dans notre société, notre société actuelle du moins -quoique ça existe depuis la nuit des temps-, dans notre société, nous sommes tous hypocrites. Il est marrant que, dans nos vies, nous nous donnions en spectacle, dans une théâtralité constante, sempiternelle.
Nous sommes tous l'acteur de notre vie. C'est vrai, toute personne normalement constituée, est, de nos jours, dans sa propre représentation. On fait le paon. Seuls sur scène, nous sommes la seule vedette, offrant à un public réparti un spectacle ridiculement risible. "Public réparti", oui, car il existe quatre places différentes où installer les gens qui assistent à ce que nous offrons chaque jour: la fausse, où sont les gens que l'on aime peu, très peu ou pas du tout; les loges, où sont les gens qui nous poussent en avant, qui nous insufflent la force et le courage d'avancer; le balcon, où se situent ceux qui nous savent, nous connaissent mieux que nous-même, ceux envers qui nous possédons une confiance absolue; et enfin, la scène, que nous acceptons de partager avec LA bonne personne.

Je suis un piètre comédien. Je n'ai aucune facilité dans les masques, mais je sais les voir en un coup d'oeil. C'est certainement cette fausseté, ce sentiment de tromperie qui a fait de moi un comédien au public faussé -et trompé, et se situant uniquement dans la fausse-.
Je n'ai jamais réussi à amener quelqu'un dans ma loge, dans mes balcons, ou encore sur ma scène. Jusqu'à il y a peu de temps. J'ai découvert que les gens, une fois percés, sont parfois généreux, magiques et plein de vie; j'ai découvert que ce places ont été occupées longtemps -presque toutes, puisque la scène m'a toujours été exclusive- et que j'étais le seul à pouvoir m'en rendre compte.

Maintenant, j'ai grandi, et j'offre enfin et ma confiance, et la place libre à mes côté, mon coeur en somme. Comme des centaines de gens, j'ai décidé d'être heureux, d'avoir mon bonheur au bout des lèvres, au fond du coeur.

Ma vie peut changer en un battement de coeur. Ma vie est une pulsation, le pouls qui m'entraîne accélère, je pense être en train de devenir celui que je veux: j'existe enfin.

3 commentaires:

  1. Déjà, je suis toute heureuse que tu aies posté. Je reviens d'un film qui m'a retourné le coeur, ça me fait du bien de pouvoir te lire ce soir.

    Ensuite, je te souhaite tout ce qu'il y a de bonheur à attraper dans le monde. Tu le sais, je t'en crois capable avec toute la petite force que je détient. Je crois en toi. Je suis derrière, je surveille doucement ton ascension.

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  3. Je découvre enfin les fruits de ta plume, qui charment mes yeux. Et je m'aperçois aussi que les conversations que nous avons eues ne sont pas restées sans suite.

    Profite bien de ce que tu as, Bébé.
    Je t'aime.

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